5 films qu’il fallait voir en 2017

Voilà que l’année 2017 se finit (enfin). Comme chaque fin d’année, il est temps de faire un bilan. C’est drôle la vitesse à laquelle passe la vie, je crois que je suis restée en été. Je me sens encore si près de 2016. En règle général, l’année 2017 ne sera pas gravée à jamais dans ma tête. J’ai passé de si bons moments mais aussi certains que je préfère oublier. Dans les « bons » moments, je peux compter (presque) toutes mes sorties aux cinéma. 2017 est sûrement l’année où je suis le plus allée au cinéma et appris sur cet art. Au lieu de vous faire une critique complète sur tous les films que j’ai vu dans les grandes salles cette année, j’ai préféré apporter de la bonne humeur et (peut-être) vous faire découvrir, cinq films, qui m’ont agréablement surprise, que j’ai énormément aimé. Je m’apprête ici à parler seulement de films sortis en 2017, mais en guise de « bonus » je dois vous avouer qu’en septembre ou octobre dernier, grâce à mon abonnement canal +, j’ai enfin pu voir le magistral « Juste la fin du monde ». Je me demande encore pourquoi je n’étais pas allée le voir au cinéma. Quelle grossière horreur, je suis sûr qu’il était encore mieux sur grand écran. Ce film mérite son prix à Cannes et ne méritait définitivement pas toutes les critiques et les réactions au festival. J’aime le travail de Xavier Dolan qui encore une fois à prouvé son indéniable talent. Et je dois dire, que le casting ne m’a pas non plus laissée indifférente. Mon dieu ! Il n’y a que lui pour réunir cinq aussi grands acteurs, qui se donnent à fond et livrent des performances brillantissimes.

Assez parler de ce vieux film de 2016 ! Voici mon petit top cinq des films que j’ai vu en 2017, je suis certaines que beaucoup contrediront mes choix, je n’ai malheureusement pas eu la chance de voir tous les films.

La La Land de Damien Chazelle. 

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Dès la première bande annonce, j’ai décidé que j’irai le voir. Je me souviens de lire absolument des centaines de critiques sur ce film et de mourir d’envie de filer au cinéma du coin pour m’enfermer au mois de janvier dans le noir. Et pas seulement pour les acteurs, non pas que je ne les apprécie pas, loin de moi, mais il faut dire que contrairement à de nombreuses personnes je n’ai jamais voué un culte à ce cher monsieur Gosling (rassurez-vous, grâce à ce film c’est chose faites !). Et personne ne voulait m’accompagner. En même temps, je pouvais y aller seule n’est-ce pas ? Au dernier moment, ma mère qui préparait un gros repas pour des invités, se désigna pour m’accompagner. Elle aussi avait très envie de voir ce film. Nous n’étions pas les seules, la salle était bondée. Honnêtement, je suis tombée amoureuse de ce film. Et aussi bien de son histoire que de ses couleurs extraordinaires ou même des chansons. Je n’ai jamais réellement appréciée les comédies musicales, j’avais peur de souffler pendant des chansons qui n’ont rien à voir avec l’histoire. Ce film est tout sauf une simple comédie musicale, film musical. C’est une histoire d’amour, une histoire de vie, un monde merveilleux et pourtant pas tant que ça. Ce film est beau. Trop beau. Les couleurs sont si importantes et si envoûtantes. Et la fin m’a plu. Pas tout de suite, pas sur le moment mais en y réfléchissant, la fin semblait parfaite. Ce n’est pas pour rien que ce long-métrage à fait autant de bruit. Pour une fois, les critiques ont aimés une histoire d’amour. Au fond, cette histoire sans Damien Chazelle, sans ces acteurs géniaux, sans ces couleurs et ces décors époustouflants n’aurait donné qu’une simple comédie sentimentale que les critiques auraient toute de suite démonté. Damien Chazelle rend cet amour magique. Oui. Magique. Derrière les personnages d’Emma Stone et Ryan Gosling se cache une réelle critique sur les paillettes de Los Angeles, sur la difficulté de ce métier d’acteur, une critique sur le rêve américain, so stupid. En plus de mélanger la nostalgie, le regret, le courage. Encore aujourd’hui, presque un an après ma vision du film, je rêve de le revoir sur grand écran, non, de le revoir tout court. Beaucoup ne considère pas LaLaLand comme un chef-d’oeuvre. Je suis d’accord. Mais il ne fallait pas passer à côté de ce film.

120 Battements par Minutes de Robin Capillo

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Je ne manque pas un article à propos du Festival de Cannes, c’est lors de la 70e édition que j’ai entendu parler pour la première fois de 120 bpm, comme on le surnomme. Rien que l’extrait présenté lors de la cérémonie d’ouverture m’a bouche bée. Quelle bombe. On suit les actions du groupe Act Up, qui milite dans les années 90 à Paris pour alerter la population, ancrée dans les préjugés et l’ignorances, des ravages du SIDA.  Je ne suis sûrement pas assez qualifiée pour parler de ce film à sa juste valeur. Mais ce long-métrage est tellement important. C’est une ode à la vie, un choc émotionnel, on en sort pas indemne. Nous n’étions pas beaucoup dans la salle cette fois-ci, évidemment c’est un film qui attire moins, on sait tous pourquoi. La première réaction que nous avons eu mon amie et moi c’est : on dirait qu’ils improvisent, on dirait qu’ils ne jouent pas. Le jeu d’acteur est époustouflant et dire que la plupart étaient de véritables inconnus. Ce film prône la diversité. Ce film est plus que touchant, je ne suis même pas capable de trouver les mots adéquates. Ce que je retiens c’est l’envie de vivre de ces personnages, les acteurs respirant la vie à eux-seuls. On s’attache trop vite aux personnages. On suit leur quotidien de vie, leurs actions. Ils utilisent leurs voix, leur coeur. Leur sincérité nous frappe en plein coeur. Les émotions sont brutes, les clichés homosexuels sont loin. Ici, on s’intéresse à l’humain. On nous rappelle que le Sida n’est pas réservé aux « homos ». Ce film est si naturel qu’on se croit avec eux. Ce film m’a fait découvrir Nahuel Pérez-Biscayart, qui j’espère gagnera le césar de la révélation masculine de l’année. C’est le mien de toute manière. Il joue Sean. Et pendant deux heures, il m’a scotché. Il a fait monté de tels émotions en moi. On vit encore malheureusement dans une société où le sida est encore là et dont les danger sont de plus en plus ignoré. Ce n’est pas parce qu’on peut « vivre » avec désormais qu’on doit cesser d’en parler. En tant que lycéenne de seize ans, j’insiste sur le manque de prévention, le manque d’information qui nous sont délivré. Au fond, c’est quoi le sida ? Posez la question à plusieurs lycéens, je parie que beaucoup ne savent pas exactement les effets sur le corps. Moi la première. C’est une chose de plus que j’ai apprécié dans ce film, il explique. C’est presque un documentaire. Et en sortant de la salle, je savais beaucoup plus de choses sur cette pandémie qu’avant le début du film. Merci Robin Capillo, pour cette pépite nécessaire.

Au revoir là-haut d’Albert Dupontel

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Oui, je suis allée voir ce film avec les trois autres classes de première de mon lycée. Oui, j’ai aimé sûrement à la différence de la plupart de mes camarades. Au revoir là-haut est l’adaptation cinématographique du livre du même nom de Pierre Lemaitre. Pour faire court (car l’histoire est beaucoup plus complexe qu’elle n’y paraît), on suit en 1919, deux soldats de la première guerre mondiale, deux survivants dont une gueule cassée, un dessinateur de génie, un autre un peu raté, qui vont monter une arnaque aux monuments aux morts. Le résumé ne vous donne pas envie ? Moi non plus, et pourtant il y a tellement plus de choses derrière ce film. Tellement plus de vie, de caractère qu’on pourrait à première vue y penser. Je vais commencer par les acteurs, Albert Dupontel tient ici le supposé premier rôle. Son jeu d’acteur est fidèle à lui même, mais ça nous plait. Laurent Lafitte incarne un méchant et ça lui va à ravir. Mais l’acteur qui pour moi est le maître du film est tout simplement Nahuel Pérez-Biscayart, oui, encore lui. Après m’avoir chamboulée dans 120 bpm, le voilà qui nous emporte dans une aventure touchante. Il n’a pratiquement pas de texte, nous n’entendons pas sa voix, mais il parvient à nous raconter l’histoire. Ses yeux remplacent sa bouche. Ses yeux, voilà ce qu’on retient en sortant de la salle. Réellement, j’espère qu’il gagnera le césar, qu’il sera récompensé pour son jeu nouveau. Les effets spéciaux sont géniaux. On se croirait presque dans un film américain. Quel plaisir pour les yeux, il n’y a rien a dire, Albert Dupontel et son équipe ont fait au mieux. Ce ne sera pas mon coup de coeur, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce long-métrage alliant émotions et humour dans une France ravagée.

Le sens de la fête d’Eric Toledano et Olivier Nakache.

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Qui a dit que les comédies française étaient merdique ? Définitivement non. Bien sûr il y en a toujours qui nous font nous dire « Mais où ont-ils trouvé l’argent pour produire ce navet« , mais d’autres, bienveillantes et intelligentes nous font mourir de rire. Le sens de la fête du duo Toledano/Nakache, chouchou des français, on ne va pas se mentir, en fait partie. Je dois avouer, j’ai toujours adoré les films de ces deux hommes, que ce soit Nos jours heureux, Tellement proches, Intouchables, Samba et aujourd’hui le Sens de la fête. Ce sont toujours des comédies aux dialogues pointus et aux acteurs parfaits. Jean-Pierre Bacri, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve et plein de plus ou moins jeunes acteurs tout aussi doués, Kevin Azaïs, Vincent Macaigne, Eye Haïdera, Benjamin Lavernhe et William Lebghil. Tout ce petit monde réunis, c’est un film réussis. Nous voici donc dans les « coulisses » de la préparation d’un mariage qui s’annoncent plus compliqués que prévu entre les problèmes personnels (vraiment amusants) des uns et des autres, un futur marié bien chieur, une adjointe un peu trop agressive, des soucis de personnels, des soucis de patrons. Je ne pense pas m’être ennuyée une seule seconde devant cette comédie. Avec un casting, des réalisateurs comme ceux-là c’étaient clairs que nous n’allions pas avoir droit à de la « beauf » attitude, quoique…c’est eux qui s’en moquent. Comme dans tous les films de Toledano/Nakache, on s’engueule puis on se réconcilie en souriant et en réalisant qu’on est bien plus fort à plusieurs. C’est limite niais mais putain, ça fait plaisir de rire dans ce monde bien trop noir. Oui, c’est aussi à ça que servent les comédies, à nous faire oublier notre quotidien un peu trop gris et nous divertir. Et rien que pour voir Bacri faire du Bacri, nous on y va. Je n’aime pas les critiques trop dures avec les comédies françaises. C’est un film léger, qui fait énormément de bien au moral. Et ça c’est plus que génial.

Rock’n’Roll de Guillaume Canet

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Je ne pouvais pas ne pas vous en parler. J’ai tellement attendu ce film. Honnêtement, j’ai quand même été déçu, c’était trop loin de ce que j’imaginais. Mais je ne suis pas déçue de Canet et de ses acteurs fétiches. Ce film c’est un délire. Et encore une fois, c’est une comédie qui fait du bien. Une comédie qui choque, dans le bon sens, qui nous fait dire  « Mais qu’est-ce qu’il va encore faire ». Et on rigole, mais pas assez quand même. L’air de rien, c’est un bon film puisque que Guillaume Canet y joue et comme on l’aime beaucoup, on aime le film. J’ai aimé voir cette version de lui, de sa vie qui dégringole, qui part en vrille. Et même si ce n’était pas forcément à la hauteur de mes espérance, je pardonne. Parce que Marion Cotillard est tellement convaincante avec l’accent québécois. C’est un film en deux parties, dans la première on retrouve tout ce qui a toujours fait Canet et ses films, dans la deuxième on se demande si on a toujours affaire au même réalisateur. Mais quel audace ! Et rien que pour ça, ce film était à voir. Cette comédie est ironique, les acteurs se moquent d’eux-mêmes, de leurs vies. On retient d’ailleurs le merveilleux caméo de notre très regretté Johnny Hallyday et de sa femme Laeticia, une des scènes les plus drôle du film. Ce long-métrage est une satire à la fois de Canet mais aussi de la célébrité et de la volonté de rester jeune, tendance, sexy dans ce monde où les réseaux sociaux règnent. Bref, on y va pour amour de Canet et parce qu’on sait qu’il est doué.

 

A la prochaine, Manon

 

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